Depuis trois ans, un groupe d'universitaires, de graphistes et d'ouvriers typographes persiste à se battre pour que ce patrimoine soit sauvegardé. D'où lettre aux candidats, les appelant à «s'engager, pour que les savoir-faire traditionnels de l'Imprimerie nationale trouvent leur place dans un projet à la mesure de leur valeur universelle». [...]«les options [permettant de préserver et valoriser ce patrimoine] soient examinées avec la plus grande attention». Hélas! rien dans ce courrier ne précise la nature desdites «options». [...] «Votre soutien et votre confiance me sont, plus que jamais,indispensables et précieux pour engager cette action».
Le collectif Garamonpatrimoine promeut depuis près de trois ans un projet vivant et tourné vers l’avenir, où la production de l’atelier serait maintenue et articulée à l’enseignement, à la formation et à la recherche. Nous en avons tracé les contours dans un projet pour un « Conservatoire de l’imprimerie, de la typographie et de l’écrit » (CITÉ).
Qu'est-il ce Cabinet [des Poinçons] ? Un outil. Un complexe et gros outil mais rien que cela. Et un outil perd toute sa signification s'il n'y a plus la main de l'homme pour l'utiliser. [...] Ces humains d'un type un peu particulier s'appellent des graveurs de poinçons et des fondeurs. Il reste une graveuse et un fondeur (monotype) à l'IN. Qu'arrivera-t-il quand ils partiront ? On fera une grande fête avec le vin à bulles et on enverra rouiller les poinçons à Lyon, à Troyes ou ailleurs. Jusqu'à ce qu'on les oublie. C'est la muséographie qui tue [...] Ce que propose le collectif Garamonpatrimoine, c'est de faire en sorte que ces savoirs rares soient réellement transmis au sein d'une institution stable qui les liera aux technologies modernes. Seul l'Etat (l'actionnaire principal de l'IN est Bercy) peut faire aboutir un tel projet. Ainsi, oui, il fera son devoir. Euh, pour conclure, peut-être est-il bon de préciser de le Cabinet des poinçons est un outil unique au monde.
Mais qu'attendre d'un type qui ment depuis des années en prétendant avoir été dans la Résistance ? (Oui, mon grand-père était dans la Résistance ET en hypokhagne avec D'Ormesson, et croyez bien que si le petit gosse de seize ans -- oui, il était en avance -- avait été dans la Résistance, ça se serait su)
Une enquête administrative a été ouverte récemment visant un policier en activité qui a publié un livre décapant sur son métier, a-t-on appris de source policière vendredi.Quand même les policiers ont de quoi se faire du mouron, c'est que le pays va mal, non ?
Philippe Pichon [...] après avoir exercé longtemps en Seine-Saint-Denis puis à Saint-Tropez, a sorti en mars "Journal d'un flic" (Flammarion), mélange souvent détonnant de son expérience de terrain et de réflexions sur son métier, les banlieues, l'islam ou les "affaires" à Saint-Tropez.
[...]
Il s'agit de déterminer s'il a, ou non, manqué à son obligation de réserve et tenu des propos critiques sur la police en effectuant la promotion de son livre dans les médias et notamment à la télévision où il est apparu en uniforme.
Si vous voulez essayer de me remonter le moral, barrez-vous,
Si vous voulez me convaincre que la gauche ça n'aurait pas été mieux, barrez-vous,
Si vous voulez me convaincre que les patrons de l'édition étaient déjà les meilleurs potes de Sarko avant et le resteront après, barrez-vous,
Si vous voulez me dire que ça ne changera rien à ma situation, barrez-vous,
Si vous osez me dire que de toute façon, tous les éditeurs votent à droite, barrez-vous,
Si vous avez l'audace d'être cynique et de me dire que cinq ans de merde et de révolution, ça va être bien pour le pays et pour réveiller les consciences, barrez-vous très vite.
Parce qu'il n'y a plus rien qui puisse sauver ce pays en ce moment.
Parce que la merde et le sang, c'est peut-être nécessaire, mais ce n'est certainement pas une raison de se réjouir.
Il est attristant de voir un écrivain aussi influent que Littell oublier en quoi consiste le geste fondamental de l'artiste : non pas transcrire telle quelle la matière brute de la souffrance humaine, mais, en la réfractant à travers une ou plusieurs consciences particulières, nous aider à la comprendre et, peut-être même, parfois, on ne sait jamais, à l'alléger.Alors quoi, retranscrire la souffrance brute, c'est nulle, et tous les auteurs qui le font sont des malades mentaux ? ("A ce train-là, les éditeurs devraient aller compulser les écrits des individus (ah là là, je n'ose même pas les appeler "malades mentaux") internés à l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, et publier tels quels ces milliers de pages de souffrances, de névroses, de ratiocinations, de cauchemars et de fantasmes, dans l'espoir d'en faire des best-sellers.") Et d'ailleurs, je n'ai pas souvenir que Littell ait dit que Cho Seug Hui avait fait de la littérature, mais plutôt si ça démarche n'avait pas été une démarche littéraire ignorée. On ne fait pas toujours de l'art pour l'art, mais aussi pour dire l'indicible, non ?
Moi, en tout cas, j'en étais restée au miroir que l'on promène le long d'un chemin de Stendhal, j'en étais restée à tous ces écrivains malades mentaux et suicidés (Maupassant, Nerval,etc.) qui ont fait de la littérature ce qu'elle est. J'avais cru que la littérature c'était assez large pour accueillir touts les formes d'art littéraire.
Encore une raison de plus de ne pas lire Nancy Houston. J'aime pas les prétentieux extrémistes et sectaires, et d'ailleurs, j'avais pas aimé Instrument des ténèbres. Na.
Via La Littérature
Néanmoins, l'analyse de Littell reste très intéressante.
Ils le disent explicitement : dès qu'on l'a lu, on a su (soupçonné) que c'était un tueur (potentiel) ; il ne vient à l'esprit de personne que c'est peut-être devenu un tueur parce que personne n'a su le lire. Nous ne pouvons pas spéculer, avec si peu d'éléments, sur ce qui habitait Cho Seung-hui, sur ce qui est venu faire écran entre le monde et lui. Mais ce fait me semble important : avant d'acheter des armes, Cho Seung-hui a tenté d'écrire, de mettre en scène, devant ses pairs, des éléments de son désarroi.
On a jugé, on juge toujours, que cette tentative relevait davantage de la psychiatrie, voire de la police, que de la littérature - qui pourtant, depuis qu'elle est, ne fait que dire ce qui ne peut être dit autrement. Ce n'est que quand elle lui a été refusée (s'est refusée à lui, aussi ; et lui-même s'est laissé opposer ce refus) qu'il est passé à l'acte.
Non parce qui pourrait croire qu'écrire un livre sur Sarkolène et Ségozy partant de concert en quête d'une cocarde sacrée, symbole perdu d'une République en péril, flirtant joyeusement, sous couvert d'une couverture ressemblant étrangement à l'affiche des Visiteurs, Ségolène endossant bien sûr -- bien sûr -- le rôle de Christian Clavier aux yeux exhorbités, -- qui pourrait croire qu'écrire un tel livre serait une bonne idée.
Encore que c'est peut-être moins idiot qu'un livre écrit selon les mails bien informés d'un "Gorge profonde" anonyme, envoyés à un photographe qui n'avait pourtant jusque là jamais ouvert un document Word de sa vie et qui n'a qu'un seul but :
"Le but n'est pas que cette fiction colle à la réalité mais plutôt qu'elle éclaire la vie des dernier peoples, des dernières stars qui ont quelque chose à dire : les hommes et les femmes politiques."Soit, bourrer les étales des libraires et donner prochainement du travail aux pauvres pilonneurs de livres de Barbès.
Maud Newton relève que jusqu'à ce qu'un groupe de militants pro-avortement proteste, le site d'Amazon.com demandait aimablement à tous ceux qui tapaient le mot "abortion" s'ils ne préferraient pas dire "adoption".
Du coup certains ont fait des recherche, et, toujours sur Amazon.com, le mot "homosexual" vous offre la possibilité d'une nouvelle approche chrétienne du problème de l'homosexualité. Presque gentillet à côté des réponses que j'ai eu en faisant le même recherche sur Amazon.fr, mais toujours en anglais :
Setting Love in Order: Hope and Healing for the Homosexual,
Homosexual Abomination
Once Gay Always Gay? Homosexual to Husband,
An Ounce of Prevention: Preventing the Homosexual Condition in Today's Youth
ou encore The homosexual neurosis. revised édition.
En français, rien de très choquant pour homosexuel (sauf si vous êtes contre Villon en argo), par contre, dès qu'on tape "avortement", le malaise est très sensible :
Ces bébés passés sous silence. A propos des interruptions médicales de grossesse
Les lendemains douloureux de l'avortement
Le bonheur blessé : Avortement, eugénisme et euthanasie en question
Livre blanc de l'avortement en France
De quoi avoir froid dans le dos, dans un pays où il n'y a pas de fondamentalistes chrétiens, et où on nous dit qu'il n'y pas de problème avec la loi sur l'avortement...
Pfff ! T'façon, nous on a Jeanne d'Arc : on a rien à craindre. Le Paradis n'attend plus que nous."Celui qui par trois fois lira le Roukhnama trouvera une richesse spirituelle, deviendra plus intelligent, reconnaîtra l'existence divine et ira directement au paradis", a assuré lundi celui qui se fait appeler Turkmenbachi (chef de tous les Turkmènes) et qui a institué un culte de sa personne dans le pays.
M. Niazov a expliqué s'être "adressé à Allah" lors de la rédaction de son oeuvre pour que ses lecteurs les plus assidus soient reçus sans délai au royaume de Dieu.

