Visiblement, Christine Angot vient de lancer sa propre campagne de Russie... de Rentrée, pardon,... et c'est loin d'être
triste : dommage que Les Inrocks ne fournissent plus sur le web leur section livres, j'aurais bien aimer me gausser un peu, comme je me suis gaussée sur la bande-annonce du prochain (non?-)film de Laetitia Masson, qui a décidé, dans
Pourquoi (pas) le Brésil, de ne
pas adapter
Pourquoi le Brésil ? Avec en prime, une magnifique double auto-promotion d'Angot (magnifique sur la plage abandonnée, en poncho, qui se veut tragique, l'image même de l'amour, le grand, ô oui) et de Masson.
Auto-fiction : même pas morte.
EDIT : Lire,
pour ou contre Angot. Je sais où je ma place ("
Le dernier livre de Christine Angot procure au lecteur une étrange sensation, celle d'être convié à un vernissage chic dans une galerie du VIe arrondissement de Paris. S'il est difficile de voir l'œuvre dans de bonnes conditions, il y a néanmoins à boire et à manger; on rencontre des gens distingués avec lesquels on discute de tout (un peu), de rien (surtout) ... bref, un pur moment de futilité «bobo», avec une coupe de champagne à la main et la compagnie indispensable d' «un vague émissaire sur le retour et plus ou moins diplomatique de ce que Paris pouvait produire de pire, c'est-à-dire le vernis culturel, le semblant de talent, la notoriété due aux contacts, au ronron culturel». Loin de la veine dite «autofictionnelle», Les désaxés sont avant tout un livre raté, et revendiqué comme tel."). par contre, quand on lit les admirateurs de la donzelle ("
D'autres en feraient un roman pour courrier du cœur, une fiction moderne et médiatique pour petits-bourgeois frileux de Saint-Germain-des-Prés, Christine Angot la transforme en drame universel qui frappe au cœur, en tragédie racinienne du XXIe siècle, grâce à son regard aigu posé sur chaque situation. Elle glisse sans cesse de l'archétype à l'émotion, accumulant les faits et gestes, évitant l'introspection tout en ne parlant que d'intimité. Christine Angot, c'est la rencontre de Marguerite Duras et d'Annie Ernaux, l'écriture urgente et menaçante de l'une unie à la description méthodique et brûlante de l'autre."), on a soudain l'impression d'observer de très loin les génuflexions et contorsions douloureuses de membres d'une secte extrêment curieuse, dont le cerveau aurait été passé à la chaux vive.
EDIt : lien vers l'édito rectifié, pour ceux qui se poseraient la question de la signification du commentaire (merci phnk)
à 20:15